Les matières premières critiques pour les VE sont-elles moins importantes qu'on ne le pensait ?
Une analyse portant sur 15 ans a permis d'identifier quatre avancées en matière d'innovation qui ont modifié à plusieurs reprises les matières premières sur lesquelles le marché s'appuie
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Le développement des batteries pour les véhicules électriques a progressé beaucoup plus rapidement que ne l'avaient prévu les experts et les décideurs politiques. Une nouvelle étude montre que le marché est bien équipé pour faire face à la fois aux pénuries de matières premières et aux augmentations de prix. Selon les chercheurs, cela soulève la question de savoir quels matériaux sont réellement essentiels à la transition énergétique.
Une nouvelle étude a analysé le développement des batteries dans le secteur des véhicules électriques au cours des 15 dernières années. Elle montre comment diverses matières premières dites critiques ont été remplacées par d'autres matériaux pour gérer les changements de prix ou de disponibilité.
"Le marché des véhicules électriques semble capable de commercialiser rapidement de nouvelles technologies de batteries afin de garantir la production. Même si les volumes de matériaux requis augmentent rapidement, cela suggère que les matériaux individuels ne sont peut-être pas aussi critiques que nous le pensions auparavant", déclare André Månberger, professeur associé à la division des systèmes environnementaux et énergétiques de l'université de Lund.
Les voitures électriques sont de plus en plus utilisées : plus d'un quart des nouvelles voitures vendues dans le monde sont électriques. Trente-neuf pays ont également dépassé une part de marché de 10 %. La transition est particulièrement rapide en Asie du Sud-Est : au Viêt Nam, près de 40 % des voitures sont électriques.
Sauts d'innovation dans la technologie des batteries
Dans l'étude, les chercheurs Björn Nykvist, André Månberger, Lars J. Nilsson et le doctorant Oscar Gustafsson montrent que la technologie des batteries pour les véhicules électriques a connu quatre sauts d'innovation depuis le début des années 2010.
Ces sauts technologiques peuvent s'expliquer par l'innovation rapide des batteries en termes de performances et de fonctionnalités, mais l'augmentation du prix de certains matériaux et les pénuries de matériaux jouent également un rôle. Par exemple, le développement de nouvelles technologies a permis de remplacer le cobalt par le nickel dans les piles. L'extraction du cobalt a eu du mal à suivre, car la demande et les prix ont augmenté rapidement. Les fabricants voulaient également éviter l'impact social et environnemental lié à l'extraction du cobalt.
Un autre exemple est la façon dont les batteries produites à partir de minéraux nickel-manganèse-cobalt (NMC) ont commencé à céder la place à des batteries produites à partir de phosphate de fer-lithium (LFP), qui peuvent être fabriquées à des coûts inférieurs et avec moins de matériaux essentiels.
"Si nous examinons ces sauts technologiques, nous constatons qu'une technologie domine avant d'être remplacée par de nouvelles innovations auxquelles le marché s'adapte. Aujourd'hui, seul un quart des véhicules vendus sont électriques, ce qui laisse présager d'autres ajustements de ce type au fur et à mesure de la transition", explique Björn Nykvist, chercheur affilié à l'université de Lund et chef de la division "Agendas mondiaux, climat et systèmes" à l'Institut de l'environnement de Stockholm (Stockholm Environment Institute).
Le marché est solide et capable de gérer les changements
Selon les chercheurs, ces changements montrent que le marché des véhicules électriques est assez robuste et bien équipé pour faire face aux changements dans l'approvisionnement en matériaux. Ils soulignent que les gouvernements pourraient donc se montrer plus prudents lorsqu'il s'agit d'identifier certains matériaux comme étant essentiels à la transition, d'autant plus que l'innovation est très rapide. Plutôt que de se concentrer uniquement sur de nouveaux projets miniers pour certains minéraux, ils soulignent la nécessité d'un éventail d'options politiques pour soutenir la transition énergétique.
Il est particulièrement important de promouvoir la coopération tout au long de la chaîne de valeur de la fabrication des batteries. Aujourd'hui, par exemple, la Chine domine le raffinage de divers matériaux, ce qui pourrait également se produire dans l'UE, affirment-ils.
"Puisque le marché semble capable de résister aux pressions, nous pensons que la Suède et d'autres pays devraient se concentrer davantage sur la formation de partenariats internationaux et d'alliances commerciales pour soutenir l'importation et l'exportation durables de matières premières", conclut Björn Nykvist.
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.