Percée dans la simulation de systèmes quantiques complexes

Une nouvelle méthode permet de dépasser les limites fondamentales de résolution et pourrait permettre de mieux comprendre la supraconductivité à haute température

27.04.2026
© Martin Grundner

Dr. Sebastian Paeckel

Le physicien Sebastian Paeckel a mis au point une méthode qui permet de calculer les fonctions spectrales de systèmes quantiques complexes avec beaucoup plus de précision qu'auparavant. Son approche permet de reconstituer des spectres d'énergie précis sans nécessiter de longs calculs. Cela permet de révéler des détails auparavant cachés, comme le rapporte Paeckel dans la revue Physical Review Letters. Il mène ses recherches à la faculté de physique de la LMU et au Munich Center for Quantum Science and Technology (MCQST).

Pourquoi les fonctions spectrales sont si importantes

Le contexte : Pour comprendre le comportement des matériaux complexes au niveau atomique, les physiciens calculent ce que l'on appelle les fonctions spectrales. Celles-ci indiquent les états d'énergie qu'un système peut prendre et leur degré d'intensité. Ces informations peuvent être comparées directement avec des résultats expérimentaux, tels que des mesures de diffusion de rayons X ou de neutrons. Les fonctions spectrales constituent donc un pont entre la théorie et l'expérience.

Cependant, elles sont difficiles à calculer. Dans un premier temps, des simulations sont effectuées pour enregistrer la manière dont un système quantique évolue dans le temps. Les chercheurs convertissent ensuite ces informations temporelles en un spectre d'énergie. C'est précisément cette étape qui a jusqu'à présent limité le niveau de précision.

Transformation de Fourier : Du comportement dans le temps au spectre énergétique

Le temps est converti en énergie par ce que l'on appelle une transformée de Fourier. En termes simples, cette méthode décompose un signal dépendant du temps en ses fréquences constitutives. La musique en est un exemple illustratif : Chaque son peut être mesuré comme un signal temporel. La transformée de Fourier indique les fréquences - c'est-à-dire les hauteurs - qu'il contient.

Une approche similaire s'applique à la physique quantique. Vous simulez l'évolution d'un système dans le temps et la transformée de Fourier montre quelles énergies apparaissent dans ce système. L'énergie est équivalente, en termes mathématiques, aux fréquences du signal. Cela signifie que la transformée de Fourier est l'étape cruciale de la transformation des simulations en spectres physiquement interprétables.

Théorème de Nyquist-Shannon : La limite de résolution

C'est ici que le théorème de Nyquist-Shannon entre en jeu. Il stipule que la résolution d'un spectre de fréquence ou d'énergie dépend de la durée d'observation du signal.

Pour reprendre l'analogie avec la musique, cela signifie que si vous n'entendez qu'un très court extrait d'un son, il est difficile d'en déterminer la hauteur précise. Si vous écoutez plus longtemps, la fréquence deviendra plus claire. Ce principe s'applique également aux simulations quantiques.

Comme les simulations ne peuvent se dérouler que sur une période de temps déterminée, la résolution énergétique est limitée. Les détails fins du spectre deviennent indistincts ou restent invisibles. Il s'agit d'un problème crucial, en particulier dans le cas de systèmes quantiques complexes, car les effets physiques sont souvent cachés dans ces structures fines.

La nouvelle idée : Plus d'informations sans longues simulations

L'approche de Paeckel : Plutôt que de laisser la simulation se dérouler sur une plus longue période, il a élargi mathématiquement les données existantes. Pour ce faire, il a reformulé la transformée de Fourier et a systématiquement complété les données temporelles par des états générés à l'aide de ce que l'on appelle des évolutions temporelles complexes. Celles-ci contiennent des informations sur les plages pertinentes en relation avec l'énergie.

Il est ainsi possible de reconstruire le comportement du système comme si les chercheurs l'avaient observé pendant une très longue période, alors qu'ils n'ont en fait effectué qu'une brève simulation. La limite de résolution précédente est ainsi efficacement surmontée.

Les avantages se révèlent dans les systèmes d'essai. Dans le modèle de Heisenberg, par exemple, les fluctuations artificielles des spectres calculés disparaissent et la concordance avec les données de référence est presque parfaite. Le modèle de Heisenberg est l'un des modèles théoriques les plus importants de la physique de l'état solide. Il décrit comment les spins atomiques - qui sont les moments magnétiques des électrons - s'influencent mutuellement dans un matériau.

Cela permet de résoudre des structures beaucoup plus fines dans les systèmes d'essai présentés. Dans le même temps, l'effort de calcul nécessaire reste gérable car il n'est pas nécessaire d'effectuer de longues simulations.

Perspectives de recherche et d'application

Dans l'ensemble, cette méthode ouvre de nouvelles perspectives pour l'étude des systèmes quantiques complexes. Elle pourrait également nous aider à mieux comprendre les mécanismes microscopiques de la supraconductivité à haute température. Dans le cadre d'une étude conjointe avec le groupe dirigé par Fabian Grusdt, professeur à la LMU, la nouvelle méthode de Paeckel est déjà utilisée pour combiner une nouvelle théorie expliquant la supraconductivité à haute température avec des expériences.

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.

Publication originale

Autres actualités du département science

Actualités les plus lues

Si près que même
les molécules
deviennent rouges...