Un champ magnétique pendant la synthèse du catalyseur triple le rendement de l'ammoniac
Une stratégie évolutive pour le développement d'électrocatalyseurs de nouvelle génération pour une production chimique efficace et durable
Annonces
L'application d'un champ magnétique externe pendant la synthèse d'électrocatalyseurs CoFe₂O₄ triple le rendement en Ammoniac pendant la conversion électrocatalytique. Le champ magnétique modifie les états de surface des couches minces d'oxyde de spinelle, rendant les sites catalytiquement actifs plus accessibles. Dans la revue "Advanced Functional Materials", une équipe dirigée par Marcel Risch du HZB et Sanjay Mathur de l'université de Cologne démontre une stratégie évolutive pour le développement de la prochaine génération d'électrocatalyseurs en vue d'une production chimique efficace et durable.
La microscopie électronique à balayage montre des couches minces de CoFe2O4 après leur utilisation comme électrocatalyseur pour la synthèse de l'ammoniac à partir du nitrate. La surface nettement plus "rugueuse" du CoFe2O4 produit à 1 Tesla est particulièrement frappante.
© S. Mathur /Univ. Cologne
De l'industrie chimique et de l'économie de l'hydrogène à la production d'engrais à base d'ammoniac, les nouvelles technologies de catalyse sont la clé d'une durabilité et d'une efficacité accrues. Prenons l'exemple de la synthèse de l'ammoniac : le célèbre procédé Haber-Bosch consomme entre 1 et 2 % de l'énergie mondiale et est responsable de près de 1 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre. Cependant, le procédé Haber-Bosch, qui consomme beaucoup d'énergie, n'est plus la seule option. Une nouvelle approche est basée sur la conversion électrochimique du nitrate en ammoniac. Le nitrate s'accumule en grandes quantités sous forme de lisier dans l'agriculture intensive et est particulièrement nocif pour les cours d'eau. Cependant, des catalyseurs appropriés sont nécessaires pour empêcher la formation de sous-produits contenant de l'hydrogène et de l'azote lors de la conversion du nitrate en ammoniac. À cet égard, la classe des oxydes de métaux de transition spinelle est considérée comme particulièrement prometteuse, notamment les films minces de CoFe₂O₄.
Un champ magnétique externe appliqué pendant la synthèse de ces catalyseurs peut augmenter considérablement leur efficacité et leur sélectivité, comme le démontre une étude dirigée par le Dr Marcel Risch, HZB, et le professeur Sanjay Mathur, Université de Cologne. En appliquant un champ magnétique pendant le dépôt chimique en phase vapeur, nous voulions adapter les états de surface et la distribution des cations dans les films minces de CoFe₂O₄ afin de créer des électrocatalyseurs de surface plus efficaces", explique M. Mathur, qui a dirigé la synthèse des matériaux. Cette hypothèse a été confirmée très clairement.
Les couches de CoFe₂O₄ produites sous un champ magnétique de 1 T ont donné les meilleurs résultats : comparées aux couches de CoFe₂O₄ produites sans champ magnétique, elles ont produit trois fois plus d'ammoniac, ce qui démontre l'efficacité de l'ingénierie de surface contrôlée par champ magnétique. Si l'on compare le rendement en ammoniac du catalyseur CoFe₂O₄-1T à celui de l'oxyde de fer pur Fe3O4-1T, également synthétisé sous un champ magnétique de 1 Tesla, le rendement en ammoniac était plusieurs fois supérieur (22 fois). Cela montre que le cobalt joue un rôle décisif dans la réduction des nitrates. Des calculs DFT supplémentaires confirment que le cobalt supprime effectivement la réaction concurrente de dégagement d'hydrogène tout en favorisant simultanément la conversion du nitrate. Le champ magnétique appliqué stabilise les ions Co²⁺ catalytiquement actifs sur les sites octaédriques, ce qui abaisse manifestement les barrières cinétiques pour la réduction des nitrates", explique Risch.
L'étude démontre qu'à côté de la température et de la pression, le champ magnétique est un paramètre efficace pour contrôler la distribution des cations, les structures des domaines magnétiques et les états de surface au niveau atomique pendant la croissance des catalyseurs en couche mince. Bien que le champ magnétique ne soit appliqué que pendant la croissance de la couche mince, les améliorations continuent d'avoir un effet positif durable même pendant les opérations électrochimiques sans champ. Cela rend notre approche particulièrement prometteuse pour les applications pratiques, puisqu'aucun champ magnétique externe n'est nécessaire pendant l'électrolyse", déclare Risch.
Les images prises au microscope électronique à balayage montrent que les surfaces des couches minces de CoFe2O4 sont systématiquement beaucoup plus rugueuses - et donc plus grandes - plus le champ magnétique est intense pendant la synthèse. Nous espérons que ces résultats stimuleront une exploration plus large des stratégies assistées par champ magnétique pour adapter les électrocatalyseurs", déclare M. Mathur.
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.
Publication originale
Touraj Karimpour, Younes Mousazade, Simon Diel, Shilendra Kumar Sharma, Tisita Das, Nathália C. Verissimo, Thomas Fischer, Ziyaad Aytuna, Andreas Lichtenberg, Sudip Chakraborty, Marcel Risch, Sanjay Mathur; "Magnetic-Field Control of Surface States in CoFe2O4 Thin Films for Nitrate Electroreduction to Ammonia"; Advanced Functional Materials, 2026-5-31