Les nanodiamants par conception moléculaire
Une étude de Nature présente une nouvelle voie vers des nanoparticules de diamant sur mesure
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Les nanodiamants sont de minuscules particules de diamant de quelques nanomètres seulement. Parce qu'ils sont chimiquement très stables et qu'ils peuvent abriter des centres colorés, des défauts optiquement actifs dans le réseau cristallin, ils sont considérés comme des matériaux prometteurs pour les technologies quantiques, la détection et la recherche biomédicale. Jusqu'à présent, cependant, il était difficile de produire de manière fiable des nanodiamants de taille uniforme, d'une grande pureté et aux propriétés optiques intégrées avec précision.
Une équipe de recherche internationale dirigée par le Dr Yingke Wu et le professeur Tanja Weil de l'Institut Max Planck pour la recherche sur les polymères a mis au point une nouvelle stratégie de synthèse : au lieu de diviser les gros diamants en particules plus petites, l'équipe construit des nanodiamants à partir de la base en utilisant des blocs de construction de nanographène définis au niveau moléculaire. Sous haute pression et à haute température, ces molécules de carbone plates sont directement converties en nanostructures hautement cristallines semblables à des diamants.
Le principal avantage de cette approche ascendante réside dans son contrôle au niveau moléculaire. La structure, la taille et la composition des molécules de départ étant définies avec précision, les propriétés des nanodiamants obtenus peuvent être contrôlées beaucoup plus efficacement qu'avec les méthodes conventionnelles de broyage ou les méthodes descendantes. Grâce à cette stratégie, l'équipe a pu produire des nanodiamants particulièrement petits et uniformes mesurant environ trois à quatre nanomètres.
Un autre aspect important est que des centres colorés optiquement actifs peuvent être incorporés dans le réseau de diamants directement pendant la synthèse. En utilisant des précurseurs moléculaires appropriés, des émetteurs à base de silicium et de germanium peuvent être générés sans qu'il soit nécessaire de procéder à une implantation ionique, à une irradiation ou à un post-traitement ultérieur. Il est ainsi possible de produire des nanodiamants fluorescents aux propriétés optiques adaptées en une seule étape de synthèse.
"Nous pensons que cette plateforme offre une base évolutive pour le développement de capteurs quantiques, d'émetteurs photoniques intégrés et de nanomatériaux programmables à base de diamant", déclare Tanja Weil.
Les nouveaux nanodiamants moléculaires ouvrent des perspectives prometteuses pour des applications dans le domaine de la technologie quantique, par exemple en tant que sources stables de photons uniques ou capteurs à l'échelle nanométrique. Ils présentent également un intérêt pour la recherche biologique et médicale : à long terme, ils pourraient servir de rapporteurs optiques robustes pour visualiser les processus dans les cellules ou d'autres environnements biologiques à l'échelle la plus petite.
Les conclusions de l'équipe internationale ont été publiées dans la revue Nature.
Institutions participantes
L'étude a impliqué le synchrotron allemand à électrons (DESY), l'université Goethe de Francfort, l'université Johannes Gutenberg de Mayence, l'institut Leibniz pour les nouveaux matériaux, l'institut Max Planck des colloïdes et des interfaces, l'institut Max Planck pour la recherche sur les polymères, l'université de Cambridge, l'université de la Sarre, l'université de Göttingen et l'université d'Ulm.
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.