Transition énergétique : commencer par l'électrification, puis privilégier le méthanol plutôt que l'hydrogène pour le reste

30.07.2026
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Selon une étude de l'Université technique de Berlin, un système énergétique neutre en carbone en Europe pourrait reposer en grande partie sur l'électrification directe. Pour les rares applications qui ne pourront pas être électrifiées de manière judicieuse à l’avenir – par exemple dans le secteur maritime, dans certains segments de l’Industrie chimique ou pour pallier les longues périodes de manque de vent et d’ensoleillement –, les chercheurs préconisent de privilégier le méthanol plutôt que l’hydrogène. D’après leurs calculs, les coûts globaux du système ne seraient que légèrement supérieurs, tandis que le méthanol offre des avantages significatifs en matière de transport, de stockage et d’infrastructures.

Le méthanol est produit à partir de résidus biogènes et d'hydrogène renouvelable : il s'agit d'un vecteur de carbone respectueux du climat, facile à transporter et à stocker, destiné aux applications restantes qui ne peuvent pas être directement électrifiées.

L’étude intitulée « A minimal methanol backstop for high-electrification scenarios », publiée dans la revue spécialisée Joule, examine comment l’Europe peut s’approvisionner en énergie de manière rentable et neutre en carbone. Conclusion : contrairement à ce que l’on pensait il y a encore quelques années, il est désormais possible d’électrifier directement un nombre nettement plus important de secteurs – par exemple grâce à des camions électriques à batterie ou à des solutions électriques pour le chauffage.

De nombreux cas d’application de l’hydrogène sont ainsi rendus obsolètes. Les vecteurs énergétiques chimiques ne seront donc plus nécessaires que là où une électrification directe est techniquement difficilement réalisable – par exemple dans le transport maritime international, le transport aérien, certains secteurs de l’industrie chimique, ainsi que dans les centrales électriques de secours qui garantissent l’approvisionnement en électricité pendant les longues périodes de manque de soleil et de vent. Dans ces secteurs, on aura davantage besoin de combustibles liquides à haute densité énergétique, tels que le méthanol ou le kérosène, plutôt que d’hydrogène.

L’infrastructure dédiée au méthanol peut être mise en place de manière plus flexible

« Un vaste réseau d’hydrogène est actuellement en cours de planification en Allemagne », explique le professeur Tom Brown, directeur du département « Transformation numérique des systèmes énergétiques » à l’Université technique de Berlin. « Il est toutefois probable que la demande future en hydrogène ait été largement surestimée. En utilisant du méthanol à la place de l’hydrogène, on pourrait adapter l’infrastructure de manière nettement plus flexible à la demande réelle. » En effet, alors que l’hydrogène, en raison de la petite taille de ses molécules et de sa faible densité, nécessite de longs gazoducs et des stockages souterrains, le méthanol liquide peut être transporté à moindre coût par bateau, train, camion ou via d’anciens oléoducs, puis stocké dans des réservoirs. Selon Tom Brown et son équipe, cette flexibilité facilite considérablement la mise en place d’une nouvelle infrastructure et réduit le risque d’investissements erronés coûteux.

Faibles surcoûts liés au méthanol – mais plus de flexibilité

Les simulations réalisées à l’aide du logiciel « PyPSA », développé par le groupe de recherche de Tom Brown, montrent qu’un système énergétique comportant un « réserve de méthanol » n’entraîne que des coûts globaux du système supérieurs d’environ 2,4 % à ceux d’un scénario misant sur l’hydrogène ou le méthane pour les applications restantes. Selon les chercheurs, ces faibles coûts supplémentaires sont toutefois compensés par des avantages qui ne peuvent jusqu’à présent être que partiellement pris en compte dans les modèles – tels que le développement plus flexible des infrastructures, pouvant s’adapter en fonction de l’évolution, et le stockage plus aisé de ce vecteur énergétique. Les chercheurs considèrent également leurs résultats comme une contribution au débat actuel sur la politique énergétique. À leurs yeux, le développement de l’électrification devrait rester une priorité absolue. Le méthanol produit de manière durable devrait jouer un rôle important là où les solutions électriques se heurtent à des limites techniques.

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Allemand peut être trouvé ici.

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